En écho au mouvement Stand Up for Science qui s’organise aux États-Unis pour défendre la liberté académique, un appel à la mobilisation a été lancé pour le vendredi 7 mars. Des conférences, des rassemblements et des marches sont organisées un peu partout en France, à l’initiative de scientifiques réunis derrière la bannière Stand Up for Science France. Engagé depuis ses débuts aux côtés de celles et ceux qui font avancer la recherche, The Conversation a demandé à Emmanuelle Perez-Tisserant, l’une des trois initiatrices du mouvement national, de nous expliquer pourquoi elle se mobilise.
Ce 7 mars est un jour d’action en soutien à la liberté des travailleur·euse·s de la recherche aux États-Unis et dans le monde entier (153 villes recensées sur le site standuforscience2025.org. La nouvelle équipe présidentielle étasunienne, dès la 2e investiture de Donald Trump le 20 janvier, a frappé fort sur ceux qu’elle perçoit comme des opposants, car leurs recherches vont à l’encontre de leur idéologie et de leurs intérêts financiers.
Du lundi au vendredi + le dimanche, recevez gratuitement les analyses et décryptages de nos experts pour un autre regard sur l’actualité. Abonnez-vous dès aujourd’hui !
Ce n’est pas complètement venu comme une surprise. Historienne des États-Unis, j’avais suivi les développements de la campagne et la trajectoire du parti républicain. J.D. Vance, l’actuel vice-président, avait proclamé que « le professeur [était] l’ennemi » en 2021. Le premier mandat Trump avait laissé des traces et une première Marche pour les Sciences en avril 2017 suite à ses tentatives de faire taire les scientifiques travaillant sur le dérèglement climatique, son allégation que le réchauffement climatique était un « canular chinois », sa déformation grossière de l’histoire du pays ou…
Auteur: Emmanuelle Perez-Tisserant, Maîtresse de conférences en histoire, Université Toulouse – Jean Jaurès

