« Une majorité archaïque a choisi ce soir de détruire un accord politique équilibré patiemment construit et porteur d’espoir […] Dans ces conditions, nous nous retirons du processus de Beauvau », a lancé le sénateur de Haute-Corse Paul-Toussaint Parigi (Femu a Corsica), avant de quitter l’hémicycle aux côtés de plusieurs représentants autonomistes et nationalistes venus assister aux débats à la chambre haute.
À l’initiative de la droite, la Haute assemblée a d’abord largement réécrit le texte constitutionnel adopté à l’Assemblée nationale, refusant notamment d’inscrire dans le texte suprême l’existence d’une « communauté insulaire », et amoindrissant la portée des pouvoirs dérogatoires accordés à la collectivité de Corse.
Mais ce texte réécrit n’a finalement plus contenté grand monde : après des débats tendus, il a été rejeté dans son ensemble à 181 voix contre 134, emporté par l’addition des voix des opposants à toute réforme et de ceux qui refusaient la copie sénatoriale.
« L’adoption d’un tel texte aurait été inacceptable », a réagi le parti autonomiste Femu a Corsica sur X, soulignant « une défaite cuisante pour la droite sénatoriale et ses soutiens en Corse qui s’impatientaient de célébrer l’enterrement du processus ».
L’issue des débats au Sénat donne un net coup de frein au processus initié depuis 2022 par l’ex-ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin à la…
Auteur: Rédaction Public Sénat
