En avril 2023, Pierre-Olivier Poyard a d’abord fait l’objet d’une enquête de gendarmerie. Il en a été informé le 5 mai 2023, soit deux jours avant le 1er festival « Faites la Paix », festival organisé par le Mouvement de la Paix au théâtre de verdure de Plainfaing dans les Vosges, dont il est une des chevilles ouvrières. Ce fut malgré cela un grand succès : la compagnie « Jolie Môme » y a en effet réuni des centaines de personnes le dimanche 7 mai 2023. Deux jours plus tard, le mardi 9 mai 2023, le trésorier national du Mouvement de la Paix a été placé en garde à vue. Les gendarmes en ont profité pour l’emmener menotté à l’hôpital psychiatrique de Mirecourt afin de le faire avouer : il a dû avouer à un psychiatre qu’il était une personne LGBT, ce qui est une forme d’homophobie, qu’on appelle « un coming out forcé ».
Quand l’homophobie et l’antisyndicalisme redoublent la chasse aux pacifistes
C’est que, quelques-uns de ses collègues du lycée agricole de Mirecourt, dans les Vosges, une petite minorité, affiliée à un syndicat minoritaire, quand ils ont découvert que Pierre-Olivier Poyard était une personne LGBT, l’ont dénoncé en gendarmerie. Sans aucune preuve, sans qu’aucun élève ne se soit jamais plaint de lui, ni aucun parent, sans aucun rapport d’incident, ils ont considéré qu’il avait une mauvaise influence sur les jeunes, en tant que personne « atypique ». Certains étaient jaloux de son activité d’écrivain pacifiste ; d’autres n’acceptaient pas son orientation sexuelle, qu’ils venaient de découvrir. Le pire, c’est que le Procureur des Vosges, considérant que ces accusations discriminatoires étaient infondées, a pourtant ouvert une procédure pour « harcèlement moral » contre le responsable pacifiste : une collègue, qui l’a calomnié sur sa sexualité, l’a également accusé « d’oppression syndicale ».
Cette accusation antisyndicale a…
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