Stop aux expulsions !

26 personnes expulsées au bélier, 24 personnes laissées à la rue sans relogement. Expulsions après expulsions, on finirait presque par s’habituer à cette violence devenue routine. Déjà, la fin de la trêve hivernale qui annonce en avril la reprise massive des expulsions, avait été globalement passée sous silence.

Les stratégies préfectorales innovent pourtant dans l’ignoble : expulsions sans relogement donc, mais aussi sans prévenir quiconque en amont, comme pour éviter la contestation. Cette nouvelle stratégie préfectorale inquiète : à ce rythme et sans riposte concrète, il ne restera bientôt plus un seul squat dans le centre-ville.

Les expulsions sont une pièce centrale de la victoire du dominant. La préfecture expulse ces lieux de vie, selon la même logique que les opérations policières de « contrôle » au faciès. Depuis des mois nous assistons aux opérations « places nettes », aux contrôles d’hygiène et aux fermetures des commerces informels ou populaires par la police municipale. Les personnes indésirables à leurs yeux sont méthodiquement dégagées du centre-ville : pauvres, racisés, sans papiers. Le centre-ville se gentrifie et prospère par l’expulsion : les loyers augmentent, les investissements et les touristes affluent.

La logique du raciste se confond dans celle du capitaliste. Signalons les ! Combattons les !

Nous demandons :

  • la création d’une sécurité sociale du logement
  • l’abrogation de la loi Kasbarian-Berge qui criminalise les personnes vivant en habitat précaire et facilite leur expulsion
  • l’arrêt immédiat de toutes les expulsions seches et le relogement de toutes les personnes expulsées

Et parce que nous savons à quoi nous en tenir avec les plaidoyers citoyens, nous rappelons que des documents répertorient conseils, bonnes pratiques et astuces pour pratiquer la réquisition citoyenne en toute autonomie

La suite est à lire sur: mars-infos.org
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