«Par chance, j’étais réveillé, donc ils n’ont pas défoncé ma porte, mais ils ont défoncé celle de certains de mes colocataires»
La fuite en avant répressive et autoritaire est sans fin. Tout ce qui devrait incarner la vitalité de la vie démocratique s’efface : les oppositions sont attaquées sans sommation, les contre-pouvoirs sont dissous, le suffrage des urnes n’est même plus respecté par nos dirigeants. Même dénoncer un génocide n’est plus autorisé… Le mirage républicain s’effondre. Deux mandats successifs de Macron auront réussi à mettre sur un piédestal l’avènement d’une société mûre pour le fascisme.
Le 1er juin 2026 à Strasbourg. Huit policiers cagoulés et armés sonnent au domicile de Gabriel Cardoen, la trentaine, et militant communiste. Parmi les agents, il apprend que quatre d’entre-eux font partie de la brigade anti-terroriste lors de la perquisition. C’est la stupeur. Les fonctionnaires fouillent dans l’appartement, passent en revue ses appareils électroniques, ses réseaux sociaux et ses conversations, s’intéressent à ses lectures. Les pandores prennent des images des livres anticapitalistes, féministes ou sur le fascisme présents dans sa bibliothèque… Gabriel est arrêté et passera plus de 35 heures en garde à vue.
Mais qu’est-ce qui justifie aux yeux des autorités une telle opération avec l’appui de l’antiterrorisme contre l’homme de 33 ans ? Quelques publications pro-palestiniennes sur Facebook. Il lui est reproché pêle-mêle des posts où il supporte la libération de la Palestine ou d’avoir appelé à des manifestations de soutien à Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais, défenseur de la cause palestinienne emprisonné en France durant 41 ans.
À sa sortie de geôle, Gabriel confiera au média Blast que ce déploiement répressif fait suite à une plainte déposée par le CRIF – le Conseil représentatif des…
Auteur: B

