Hendrik Davi, député de la France Insoumise et militant de la Gauche écosocialiste, est l’auteur de Le capital c’est nous. Manifeste pour une justice sociale et écologique, publié en septembre 2023 aux éditions Hors d’atteinte. Contretemps en a publié des bonnes feuilles en janvier, autour de la question de la démocratie interne et des stratégies électorales. Dans le reste de l’ouvrage, Hendrik Davi prend un peu plus de distance avec les enjeux tactiques immédiats. Il entreprend de reposer la question de la stratégie révolutionnaire face à l’État et au capital, à partir d’enjeux économiques bien sûr, mais aussi écologiques et éthiques.
Contretemps – Avant d’attaquer le fond, est-ce que tu peux nous expliquer ce titre, Le capital c’est nous ? C’est un peu à rebours de l’idée traditionnelle à gauche que le capital, c’est l’ennemi.
Hendrik Davi – Comme souvent pour les titres, il procède d’un échange avec mon éditrice, Marie Hermann. Nous cherchions un titre positif, qui parle à un public plus large que celui des militants. On peut le comprendre de deux façons : le capital c’est nous, parce que c’est nous qui produisons la richesse qu’accumule le Capital, un peu dans le sens du slogan « Tout està nous ». Mais aussi de façon plus triviale, le Capital c’est nous parce que c’est « nous » qui sommes l’essentiel, ce qui est capital, c’est notre vie et nos mobilisations. C’est un titre existentialiste. Certains y ont aussi vu un clin d’œil à la « République c’est moi »…
Contretemps – Le sous-titre, un manifeste pour une justice sociale et écologique, présente un peu le livre comme un programme, et tu fais des propositions pour une autre société, mais tu reprends aussi largement la question stratégique à bras le corps, dans le contexte contemporain. A côté des enjeux électoraux, tu utilises régulièrement le terme « révolution »…
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Auteur: redaction

