Alors que débute, mercredi 7 mai, le conclave qui devra élire le successeur du pape François, la rédaction s’est mobilisée pour vous aider à comprendre ce moment historique. Nicolas Senèze, journaliste de La Croix, ancien envoyé spécial permanent au Vatican (2016-2020) et Arnaud Alibert, rédacteur en chef ont répondu à vos questions.
Camille nous interroge sur la durée maximum d’un conclave ?
Aucune durée maximale n’est fixée pour le conclave. Dans Universi Dominici gregis, Jean-Paul II a prescrit que, si les cardinaux ne s’accordaient au bout de trois jours, le conclave s’arrêtait « au maximum une journée » pour un temps d’échange et de réflexion.
Les cardinaux reprennent ensuite les votes et s’arrêtent à nouveau près sept scrutins infructueux. Cette alternance entre les temps d’échange peut durer trois fois, soit, au total, au maximum 12 jours.
Après cela, seuls les deux cardinaux ayant obtenu le plus grand nombre de voix au dernier scrutin (soit tout de même le trentième…) sont éligibles, l’élu devant obtenir les deux tiers voix. En théorie, le blocage pourrait encore durer plusieurs jours…
Jean-Marc nous demande si le pape est un « métier bien payé ».
Une fois élu, le pape ne perçoit aucun salaire. L’ensemble de ses frais sont toutefois pris en charge par le Saint-Siège : il est logé au Palais apostolique du Vatican (ou à Sainte-Marthe), sa nourriture, son entretien ou ses frais de santé étant entièrement payés.
« Je ne gagne rien. Rien de rien ! On me nourrit, et si j’ai besoin de quelque chose, je demande », expliquait le pape François dans un livre paru en 2022.
Par ailleurs, les papes peuvent avoir des revenus propres, notamment ceux de leurs droits d’auteur, qui sont entièrement versés au Saint-Siège. Benoît XVI, auteur prolifique avant son élection, recevait aussi d’importants droits d’auteur qui ont servi à financer la fondation vaticane…
Auteur: Nicolas Senèze, Arnaud Alibert, Inès Simondi

