Suite au séisme au Maroc

Alors que le bilan du séisme qui a éventré le territoire marocain le 8 septembre dernier a dépassé les 3000 morts, les membres d’Architectes Sans Frontières s’interrogent sur les programmes de reconstruction qui ont commencé à se déployer sur place et les discours qui les accompagnent. Les politiques d’aménagement urbain à grande échelle, les programmes coloniaux et développementalistes ont diffusé à travers le Maroc des modèles d’infrastructures bétonnées qui sont à la fois détachés des modes de vie des populations et de leurs besoins. Le collectif propose, au milieu des ruines et des décombres, de s’interroger sur les possibilités de déploiement d’une autre architecture, sensible aux différentes couches qu’engagent « l’acte de (re)construire ».

Les solutions pour la reconstruction post séismes ne se trouvent probablement pas dans les pays occidentaux.
Il serait légitime de se tourner vers les pays qui subissent des séismes ont su apporter des réponses cohérentes et durables. Que disent-ils ?
Face à l’urgence la tentation est forte de s’empresser de trouver une raison pragmatique à l’irruption d’une catastrophe. Cependant elle comporte le risque que des accusations infondées soient faites et qu’elles aient des répercussions contre-productives. Par exemple, il est inacceptable d’assurer haut et fort que les dommages subis par les constructions vernaculaires sont directement liés aux matériaux de construction.

Au Mexique, suite au séisme survenu le 7 septembre 2017, le président de l’époque Enrique Peña Nieto affirme quelques jours après les évènements que les effondrements sont principalement dû au fait que les constructions sont en brique de terre crue et ont de mauvaises fondations. Dans sa conclusion hâtive, il omet de faire référence au 1 145 écoles construites en béton qui se sont également effondrées.

À Moulay Ibrahim, localité proche de l’épicentre du…

La suite est à lire sur: lundi.am
Auteur: dev

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