Les Seattle Seahawks ont remporté un deuxième Super Bowl en étouffant l’attaque des New England Patriots 29-13 dimanche à Santa Clara (Californie), où Bad Bunny a enflammé la mi-temps avec son spectacle et son message d’unité pour le Continent américain.
Dans un contexte tendu, l’artiste portoricain, dénonciateur de la violente politique anti-immigration de Donald Trump, n’a pas utilisé la plateforme unique de la grande finale du championnat de football américain NFL pour adresser de message politique direct. Trump s’en est chargé en dénonçant sans tarder sa performance comme « un affront à la grandeur de l’Amérique ».
Le match, longtemps resté fermé sans aucun « touchdown » à la pause (9-0 pour Seattle), s’est emballé dans sa deuxième partie pour finir sur une démonstration des Seahawks, titrés pour la deuxième fois après 2014.
La franchise de l’État de Washington n’avait plus disputé de Super Bowl depuis une défaite en finale contre les Patriots du « GOAT » (plus grand de tous les temps) Tom Brady en 2015. Les Patriots, après plusieurs saisons moribondes, visaient un 7e titre record après les six glanés entre 2002 et 2019 avec le légendaire quarterback. Son héritier Drake Maye, deuxième meilleur joueur de la saison NFL, a finalement fait son âge (23 ans) lors de ce match en haute tension, où la défense adverse l’a harcelé avec succès (6 « sacks »).
Trump attaque Bad Bunny
Le traditionnel spectacle de la mi-temps était, comme souvent, au moins aussi attendu que la rencontre, prenant cette année une dimension politique avec le choix de Bad Bunny, qui a animé un show mettant à l’honneur la culture portoricaine et certains de ses plus grands hits. Star mondiale avec son reggaeton mâtiné de trap latine, le choix du Portoricain a crispé Donald Trump qui n’a pas fait le déplacement au match, contrairement à l’an passé à La Nouvelle-Orléans.
Une…
Auteur: La Croix (avec AFP)

