En France, la production de l’information mobilise environ 34 000 emplois à temps plein, dont trois quarts de journalistes. En 2025 et 2026, près d’un millier d’emplois ont été supprimés dans 14 groupes de presse différents selon un décompte du Journal du Net.
Des plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) importants sont toujours en cours. Chez Prisma media, groupe de presse magazine qui réunit des titres tels que Capital, Geo, Femme actuelle, Voici, Ça m’intéresse ou encore Télé Loisirs, un PSE concernant 261 emplois est en cours, sur 650, soit 40% des effectifs ! « Le pire c’est que le groupe est bénéficiaire. Ce PSE, c’est un choix politique du propriétaire, Vincent Bolloré », résume Agnès Briançon-Marjollet, co-secrétaire générale du Syndicat national des journalistes (SNJ), premier syndicat chez les journalistes.
« Chaque année, nos militants nous informent des plans sociaux qui ont lieu dans leurs entreprises. Cette année on les a clairement vus se multiplier. Les suppressions de postes se comptent par centaines et tout le secteur de l’information est concerné : monteur, journaliste, rotativiste, documentaliste… », égrène la syndicaliste.
Début avril, la direction du groupe Centre France (La Montagne, Le Populaire du Centre et La République du Centre) a annoncé un plan de suppression de 152 postes sur 1600, soit près de 10 %. Un sixième plan en dix ans devrait aboutir à la fermeture de trois agences locales. « Le développement du web ne suit pas l’effondrement des ventes papiers », commente Agnès Briançon-Marjollet. « Si l’information est de moins bonne qualité, c’est parce qu’on supprime des emplois et que nos conditions de travail sont…
Auteur: Guillaume Bernard

