Dans le centre de Montpellier, ce jeudi 22 mars, une trentaine de manifestant-es ont pour la troisième fois cette semaine exprimé leur solidarité avec le Rojava (Kurdistan syrien), attaqué militairement par le régime de Damas. Alors que les manifestations se multiplient en France et en Europe, les organisations de la diaspora kurde continuent d’accuser les gouvernements occidentaux « d’inaction complice. »
C’est le troisième rendez-vous de ce type depuis le début de semaine dans le centre de Montpellier. Des membres de la communauté kurde de Montpellier se sont mobilisé-es ce jeudi 22 janvier en début de soirée sur la place de la Comédie. Des slogans et chants ont été entonnés par une trentaine de participant-es et des prospectus distribués aux passant-es pendant plus d’une heure et demi.
Au centre des préoccupations : la situation au Rojava, région du Nord-Est de la Syrie à majorité kurde. Depuis le 6 janvier, des attaques militaires ont été menées par le gouvernement de Damas, que les organisations kurdes et plusieurs observateurs critiques décrivent comme s’appuyant en grande partie sur d’anciens cadres de l’organisation jihadiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), une caractérisation contestée par les autorités syriennes. D’abord contre les quartiers kurdes d’Alep, puis contre le territoire au Nord-Est du pays, où est implantée l’Administration Autonome du Nord-Est de la Syrie (AANES). L’offensive vise pour le gouvernement central à réaffirmer son autorité sur l’ensemble du territoire.
Depuis 14 ans, et malgré certaines difficultés (dépendance militaire, embargo économique, pressions régionales, nécessité de lutter contre les restes de l’État islamique, témoignages publiés par Médiapart en juillet 2025 sur de graves violences sur des civil-es dans le cadre de la lutte contre Daesh), un modèle de société mélangeant émancipation poussée des femmes, préoccupations écologiques,…
Auteur: Julien Servent

