Dans les commentaires des médias mainstream sur la situation en Palestine, la domination coloniale exercée par l’Etat d’Israël – avec la complicité des puissances occidentales – est systématiquement congédiée. Dans cet article, le sociologue Sbeih Sbeih – chercheur associé à l’IREMAM – replace au centre de l’attention le fait colonial à travers l’analyse de différents mécanismes de domination qui lui sont associés : l’emprisonnement de masse, le checkpoint, le déracinement et bien entendu la violence (y compris sous des formes génocidaires).
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Après des décennies d’invisibilisation, la question palestinienne revient sur le devant de la scène. Au moment où les Palestiniens comptaient (et comptent toujours) leurs morts et blessés en dizaines de milliers, la majorité de dirigeants politiques de l’Occident se sont déclarés favorables au droit d’Israël à « se défendre » après les attaques du 7 octobre et donc réticents en particulier au début de la guerre quant à une demande de cessez-le-feu. Si certains reproches vis-à-vis de l’État d’Israël sont de nos jours exprimés, les dirigeants comme la majorité des analystes peinent à nommer les mécanismes de domination à l’œuvre et se refusent à utiliser les termes juridiques – pourtant définis très clairement en droit international – et historiques adaptés pour qualifier les charniers trouvés, la destruction des hôpitaux, des universités ainsi que les massacres de dizaines de milliers de civils.
Face à cette hypocrisie collective[1], certains spécialistes de la région et des voix militantes s’élèvent pour mieux contextualiser la réalité palestinienne. Toutefois, pour la saisir, l’échelle et le niveau de contextualisation[2] ne sont souvent pas les mêmes, et les sermons de « politiquement correct » se multiplient pour chercher la solution au pied de réverbère ou dans les sentiers battus. C’est dans ce…
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Auteur: redaction

