Impossible de s’aligner. Sur fond de campagne pour les européennes, les gauches jouent l’affrontement. Et le sujet de la guerre en Ukraine empire la situation. Sur cette question internationale, deux camps se distinguent : ceux qui estiment que la France doit soutenir encore plus l’Ukraine par l’apport de moyens militaires et ceux qui jugent que la voie diplomatique est la seule manière de sortir de ce conflit. « Bellicistes » d’un côté, « angélistes » de l’autre.
Après l’évocation par Emmanuel Macron d’une éventuelle intervention de troupes européennes en Ukraine suite à la conférence internationale de soutien à Kyiv organisée à Paris ce 26 février, tous perçoivent une sorte d’improvisation diplomatique du chef de l’État. C’est une « inquiétante légèreté présidentielle », écrit sur X (ex-Twitter) Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste (PS), pour qui cette intervention reviendrait à faire de la France une nation cobelligérante. Pour le secrétaire national du Parti communiste (PCF), Fabien Roussel, ces propos sont « responsables d’une dangereuse escalade guerrière ».
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« Le président démontre à nouveau sa faiblesse et son inconsistance en matière de diplomatie et de géopolitique », critique la tête de liste des Écologistes pour les européennes, Marie Toussaint. Même réaction chez La France insoumise (LFI). Le triple candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon évoque, dans une note de blog, « un de ces dérapages incontrôlés qui marquent dorénavant la politique étrangère de notre pays ». Si ces condamnations sont semblables, elles cachent des désaccords profonds sur l’engagement que devrait avoir la France dans ce conflit.
Soutien…
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Auteur: Lucas Sarafian

