Vous lisez la quatrième partie de notre série « Nuisibles des mers : un océan de préjugés ».
Dinard (Ille-et-Vilaine), reportage
Confortablement installé sur sa serviette, bercé par le roulis des vagues, tout à coup, un léger chatouillement parcourt le corps, de point en point. Le temps de se redresser, elle a déjà sauté pour s’enfoncer dans le sable, un peu plus loin. Qui n’a jamais eu sa tranquillité sur la plage l’été perturbée par cette petite bestiole ? Bien qu’elle ne dépasse pas les 25 millimètres, la puce de mer ou de sable, aussi appelée talitre, serait, à en croire certains, capable de gâcher nos vacances à cause de ses piqûres. Une réputation « totalement injustifiée », selon Agathe Bouet, chargée de mission scientifique pour l’association Planète mer.
Pour aller au-delà des préjugés et expliquer aux curieux le rôle de la puce de sable, la jeune femme aux cheveux bruns organise des sorties nature à Dinard (Ille-et-Vilaine), dans le cadre d’un programme de sciences participatives. Ni nuisible, ni insecte contrairement à ce que son nom indique, ce petit crustacé couleur sable est essentiel au littoral.
Première chose avant de commencer la visite sur la plage entre la Manche et l’estuaire de la Rance : « Les puces de mer sont inoffensives, contrairement à ce que l’on pense, elles ne piquent pas », affirme Agathe Bouet. Pascale, Isabelle et Maria, les trois participantes à l’activité, n’ont donc rien à craindre en cette journée d’été. Seconde précision, parmi tous les petits habitants de la plage, « ceux que l’on recherche aujourd’hui ont 6 pattes, 2 longues antennes et peuvent faire des bonds de 40 centimètres ! ».
Le signe d’une plage propre
En se retirant, la mer dépose la laisse de mer, ce mélange d’algues, de coquillages, de bois flotté, de restes d’animaux et de débris liés aux activités humaines amenés par la marée. « Plus elles sont…
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Auteur: Jeanne Cassard

