Sur l'A64, les agriculteurs à bout campent et font bloc

Sous le soleil hivernal, des agriculteurs en colère ont installé un campement de fortune sur l’A64 à Carbonne, près de Toulouse, et se réchauffent autour de braseros, déterminés à tenir ce barrage pour dénoncer la détérioration de leur condition.

« Ici commence le pays de la résistance agricole », peuvent lire sur une bâche, couvrant un tas de bottes de paille haut de près de trois mètres, les automobilistes contraints de sortir de l’autoroute à hauteur de Carbonne, à quelque 45 km de Toulouse.

Le ton est donné: voilà trois jours que l’A64 est coupée. Même s’il regrette les désagréments causés, Nicolas Suspene ne s’excuse pas.

« Ça ne nous plaît pas d’embêter les gens, mais comment se faire entendre autrement? », demande cet agriculteur de 44 ans, maire du petit village de Saint-Elix-Séglan.

Venu prêter main forte à ce « point névralgique » de la mobilisation agricole en Occitanie, qui vise à obtenir une massive et immédiate de l’Etat à un secteur en crise, Benoît Larroche, céréalier de 36 ans, pense lui que « ça va bouger ».

Clope et cubi de rouge

Ils sont une grosse centaine à tenir samedi le camp de fortune installé sur les deux fois deux voies de cet axe autoroutier qui relie la Ville rose à Bayonne.

Sur place, les manifestants cassent la croûte, grillent cigarette sur cigarette, prennent des nouvelles des uns et des autres en se réchauffant les mains au-dessus de quelques braseros.

Non loin, saucisson, côtelettes, gâteau au chocolat côtoient un cubi de rouge sur une table blanche.

Le barrage s’étale sur plusieurs centaines de mètres, délimité par une longue file de tracteurs et camions agricoles.

Se mêlent l’odeur du diesel du…

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