En plus du ciment de ciseleur, Antoine Legouy a besoin de ciselets (de petits ciseaux longs de 12 cm) pour repousser le métal. Des outils de travail qui n’ont pas ou peu changé depuis l’époque des maîtres laténiens. En témoigne une récente découverte archéologique, près d’Alicante, dans le sud de l’Espagne. Une tombe de la nécropole ibérique de Cabezo Lucero, datant du IVe siècle avant notre ère, a livré une caisse d’outils avec, entre autres, des poinçons et des ciselets en bronze. Si l’orfèvre français essaie tout d’abord des outils en bois de cerf, puis en bronze, il finit par se rabattre sur ses propres instruments, identiques dans leur forme et leur usage, sinon qu’ils sont en fer.
La ciselure au repoussé répond à des contraintes autant techniques qu’économiques. Outre le travail de volumes creux, elle permet, d’une part, d’alléger au maximum la quantité de l’or, métal des plus denses… qui ne pèse pourtant qu’une centaine de grammes dans le cas du torque de Montans. D’autre part, la ciselure au repoussé compense la probable raréfaction du métal jaune. Après une exploitation d’or intensive dans les rivières à l’âge du bronze, entre -1900 et -1200, les chercheurs et mineurs d’or gaulois ont exploité aussi bien l’or alluvial que le minerai d’or des mines. Les artisans de l’âge du fer recouraient, entre autres, à des techniques d’orfèvrerie plus…
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