C’est le 20ème rapport sur la sûreté nucléaire et la radioprotection qui est présenté devant l’Office parlementaire de l’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst). Un rendez-vous habituel, donc, mais un peu particulier cette année puisque c’est le premier rapport publié par l’Autorité de sûreté nucléaire de la radioprotection (ASNR), après la fusion en 2025 de l’autorité de régulation (l’ASN) et de l’expert (IRSN) du nucléaire français. L’enjeu pour le gendarme du nucléaire français était donc non seulement de faire le bilan de ses recherches et inspections de l’année passée, mais aussi de faire un point d’étape auprès de la représentation nationale sur la nouvelle organisation de la sûreté nucléaire française.
« La sûreté de nos installations nucléaires a été maintenue à un niveau satisfaisant », a résumé Pierre-Marie Abadie, le président de l’ASNR, tout en évoquant des « sujets de préoccupation » autour de « la quasi-saturation des capacités d’entreposage des combustibles usés, « le démantèlement de projets arrêtés » ou « la gestion de certains déchets. » Stéphanie Guénot Bresson, commissaire de l’ASNR a précisé que le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) était l’exploitant « le plus exposé » aux problématiques de démantèlement à cause de nombreuses installations arrêtées définitivement.
EPR 2 : « Un design beaucoup plus mature que…
Auteur: Louis Mollier-Sabet

