Talmont-Saint-Hilaire (Vendée), reportage
Deux actions, deux ambiances. Dans le petit centre-ville de Talmont-Saint-Hilaire (Vendée), au pied de la forteresse en ruines mordue de brume, progressant d’un pas lent derrière une poignée de gendarmes, des opposants ont brandi le 9 novembre des planches de surf et des panneaux dénonçant la construction d’un surf park et la destruction d’espaces naturels et d’espèces protégées que le projet engendrera.
Au même moment, 5 km plus loin, des militants vêtus de noir installaient une banderole « Sauvons notre biodiversité, stoppons les travaux ! », à 8 mètres au-dessus de l’entrée de l’Aquarium, où sera construit le projet. Un niveau de mobilisation étonnant pour une lutte née il y a moins d’un an.
Premier surf park prévu en France
Les habitants du territoire ont découvert le 19 mars le permis de construire du projet : un complexe de surf, sur une vague artificielle, présenté comme une simple extension de l’Aquarium de Vendée, à 250 mètres du rivage de l’Atlantique.
Porté par deux héritières d’une dynastie locale, les Laurent, ce centre de loisirs aquatiques serait mis en eau par un système de pompage et un dessalement déroulant ses tuyaux à travers le camaïeu de pins, de roselières et de marais côtiers d’une zone classée Natura 2000.
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Tandis que tous les projets de ce type ont été abandonnés en France — à l’exception des vagues artificielles de Canéjan (Gironde), suspendues à une décision du tribunal administratif —, le surf park de Talmont-Saint-Hilaire apparaît comme le premier à même de voir le jour. Et, à ce titre, de faire école, que ce soit dans sa construction ou sa contestation. Les travaux doivent débuter le 10 novembre, le 9 avait donc été choisi par les opposants pour marquer le coup.
Un projet qui « ne devrait plus avoir lieu au XXIe…
Auteur: Sylvain Lapoix

