Après une audience tenue le 24 juillet, M.Besle, juge des référés du tribunal administratif de Montpellier a rejeté dès le lendemain un recours présenté par plusieurs associations concernant les conditions de détention à la maison d’arrêt de Carcassonne, la plus surpeuplée de France.
Mercredi 24 juillet se tenait au Tribunal Administratif de Montpellier une audience en référé liberté, introduit par plusieurs associations, dont la section française de l’Observatoire International des Prisons (OIP), le Syndicat des Avocats de France (SAF), la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), l’Association Des Avocats Pénalistes (ADAP) et le Conseil national des Barreaux. L’objet du référé : les conditions de détention à la maison d’arrêt de Carcassonne, la plus surpeuplée de France.
Les avocat.es Maxence Delchambre, Tamaris Furtenheim et Hilème Kombila, représentant.es des associations, demandaient la mise en place par le juge des référés du dispositif Stop Écrou, lequel bloque temporairement les nouvelles incarcérations. Et ce afin de « faire cesser des atteintes graves aux droits des personnes ».
« Les détenus sont enfermés dans des cellules collectives 21 heures par jour, et disposent en moyenne d’un espace personnel de 88 cm2. », ont détaillé les avocat.es. Avant de rappeler l’actualité du rapport d’une commission d’enquête du Sénat déposé en juin 2000, lequel qualifiait les prisons françaises « d’humiliation pour la République ». « La surpopulation à la Maison d’Arrêt de Carcassonne augmente de jours en jours, on en est actuellement à plus de 250% des capacités d’acceuil, avec 16% des détenus dormant sur des matelas à même le sol. », ont continué les plaignant.es. « L’article 3 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme [NDLR : lequel interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de leur juridiction à des peines ou des…
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Auteur: Le Poing

