Survol de drones, flotte fantôme… Ce que l’on sait du pétrolier russe au large de Saint-Nazaire

La flotte fantôme de Moscou dans les eaux de métropole. Un pétrolier russe, immobilisé au large de Saint-Nazaire et soupçonné d’être impliqué dans un survol de drones au Danemark, a commis des « fautes très importantes », a déclaré mercredi 1er octobre Emmanuel Macron, en marge du sommet européen à Copenhague. Que sait-on de ce navire, dans le viseur des autorités françaises ?

Sous sanctions européennes

Construit en 2007, ce pétrolier de 244 mètres de long a changé de nom et de pavillon à de nombreuses reprises. Selon le site Open Sanctions, il a été alternativement immatriculé au Gabon, aux îles Marshall ou en Mongolie. Aujourd’hui baptisé « Pushpa », il bat le pavillon du Bénin.

Parti de Primorsk, près de Saint-Pétersbourg en Russie, le 20 septembre dernier, ce pétrolier devait rejoindre Vadinar, dans le nord-ouest de l’Inde, le 20 octobre. Mais, depuis plusieurs jours, les autorités françaises sont en alerte : il a jeté ce lundi l’ancre à proximité du parc éolien de Saint-Nazaire, selon le site Marine Traffic.

Le navire « Pushpa » est soupçonné d’appartenir à la « flotte fantôme » russe – un ensemble de navires utilisés par Moscou pour contourner les sanctions occidentales, instaurées par le Conseil de l’Union européenne en février dernier, et poursuivre l’exportation de son pétrole. Composée d’environ 900 bâtiments, cette flotte est également suspectée par les autorités européennes de jouer un rôle clé dans les sabotages, comme celles de câbles sous-marins par exemple.

Une enquête ouverte

La préfecture maritime de l’Atlantique a indiqué « avoir récemment réalisé un signalement au procureur de la République de Brest » concernant ce navire « soupçonné d’être en infraction ».

Dans la foulée, le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger, a précisé avoir ouvert une enquête pour « défaut de justification de…

La suite est à lire sur: www.la-croix.com
Auteur: Charlotte de Frémont (avec AFP)