Une nouvelle menace pèse sur l’Europe. L’aéroport d’Aalborg, dans le nord du Danemark, a dû fermer dans la nuit du jeudi 25 au vendredi 26 septembre à la suite d’une deuxième alerte aux drones en deux nuits. Lundi, les aéroports de Copenhague et d’Oslo, en Norvège, avaient fait l’objet de pareils survols, avant que quatre autres aéroports danois ne soient ciblés mercredi soir.
Malgré les risques liés à ces incursions dans l’espace aérien européen, dans la nuit de mercredi à jeudi, la police danoise a dû attendre que les engins volants repartent de leur propre chef. « Il n’a pas été possible d’abattre les drones, qui ont survolé une très vaste zone pendant plusieurs heures », a indiqué l’inspecteur en chef de la police de la région du Jutland du Nord, après les premiers faits survenus à l’aéroport d’Aalborg. « Nous n’avons pas non plus appréhendé les opérateurs » , a-t-il ajouté.
Ces incidents interviennent après des événements similaires survenus en Pologne et en Roumanie dans les deux dernières semaines. Dans la nuit du 9 au 10 septembre, pas moins de 19 drones russes avaient fait intrusion dans le ciel polonais, une première depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022. L’Otan a activé son plan « Air shielding », combinant des avions de chasse, des ravitailleurs et des systèmes de détection et de défense sol-air venus de plusieurs États membres.
Mais, malgré l’importance des moyens déployés, seuls trois drones ont été détruits, les seize autres ayant terminé leur course en s’abîmant au sol. Un ratio loin des performances de l’Ukraine qui parvient en moyenne à abattre plus de 80 % des drones russes, selon une analyse réalisée par l’AFP à partir des données de l’armée de l’air ukrainienne.
En plus de trois ans de guerre, Kiev a en effet développé des outils peu coûteux pour les repousser efficacement. Un…
Auteur: Juliette Vienot de Vaublanc

