Il manquait juste le mot magique. En annonçant suspendre la réforme des retraites de 2023 jusqu’à la prochaine élection présidentielle lors de sa déclaration de politique générale, Sébastien Lecornu a fini par accéder aux doléances du PS, s’évitant leurs voix lors des votes de motions de censure déposées par la France insoumise et le Rassemblement national. A 18 voix près, le gouvernement Lecornu II survit aux premières tentatives de le faire chuter.
Chez les Républicains, la ligne du parti était claire : on ne soutient pas, mais on ne censure pas. Les troupes ont suivi le mot d’ordre du bureau politique, à l’exception de la députée des Alpes-Maritimes Alexandra Martin, qui a voté pour la motion de censure de LFI. A noter également, le corse François-Xavier Ceccoli et l’ardennais Pierre Cordier, ont voté pour celle du RN, un moyen de témoigner leur mécontentement au compromis acté avec les socialistes, sans toutefois prendre le risque de voir tomber le gouvernement, puisque cette motion n’était pas suivie par une partie du bloc de gauche, ne récoltant finalement que 144 voix pour.
« Nous ne sommes pas vraiment sur la même longueur d’onde avec le Premier ministre »
A quelques kilomètres de l’Assemblée nationale, au Palais du Luxembourg, la sénatrice du Morbihan Muriel Jourda est catégorique, elle n’aurait pas « approuvé la mise en œuvre d’un budget socialiste ». Elle défend un parti qui fait front commun contre…
Auteur: Aglaée Marchand

