A l’occasion d’un débat organisé par l’Union départementale CGT de Loire Atlantique le 16 mai 2024, Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, et Daniel Tanuro, militant écosocialiste, auteur notamment de Écologie, luttes sociales et révolution aux éditions La Dispute, ont pu échanger sur les enjeux que la crise écologique pose au syndicalisme : transformation de l’appareil productif, droits des salarié.es, rôle de ces derniers dans la bifurcation écologiste, perspectives de réindustrialisation… Le monde du travail est bien au cœur de la crise écologique mais également des réponses à y apporter. Cela nécessite une transformation en profondeur des cultures syndicales.
Nous remercions les camarades de la CGT qui ont permis ce débat et autorisé la publication de la retranscription, ainsi que la revue Inprecor qui a publié cet entretien une première fois dans son numéro de novembre 2024.
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CGT 44 – Merci à vous deux d’avoir accepté la proposition de l’UD CGT de Loire Atlantique, d’enregistrer votre conversation à un moment où la CGT va lancer son plan d’action syndicale et environnementale, à quelques jours des États généraux de l’Industrie et de l’environnement. Daniel, depuis plusieurs ouvrages maintenant et au-delà des constats sur l’état de la planète, tu essaies de proposer des perspectives, des stratégies. Dans ton dernier livre, notamment, tu places les travailleurs et les travailleuses au centre de cette stratégie. Il est évident que cette conversation nous intéresse.
En Loire-Atlantique, elle s’inscrit dans une réflexion un peu plus ancienne. En effet, nous sommes souvent sollicités par des associations, des mouvements, des partis politiques sur tel ou tel projet nuisible d’un point de vue écologique. Vous avez bien sûr entendu parler de Notre-Dame des Landes, mais on s’est également battus contre l’implantation d’entrepôts gigantesques, ou encore…
Auteur: redaction

