Bien connu de la génération Y, le dessin animé Les Tiny Toons mettait en scène le personnage d’Emlyra Duff, une petite fille obsédée par les animaux sur lesquels elle exerçait un amour suffoquant qui les confinait au cauchemar. Un comportement que l’on peut rapprocher de celui de nombreux individus pour qui le désir de posséder un être vivant passe bien avant les besoins de ce dernier. Mr Mondialisation se propose de théoriser cette attitude sous le nom du « syndrome d’Elmyra ».
L’adoration pour les animaux peut devenir envahissante au point de leur nuire. Affection étouffante et mal dosée, objectification, désir de contrôle permanent, mésestimation des intérêts et du bien-être, si l’on n’est pas vigilant, les écueils peuvent être abondants. Décryptage du « syndrome d’Elmyra ».
Un amour « sincère »
L’affection que certaines personnes peuvent porter aux animaux peut être sincère, tout en étant pourtant parfois néfaste. De nombreux individus projettent alors leur propre volonté sur leurs compagnons. Or, ce que nous souhaiterions pour nous-mêmes n’est pas forcément ce que l’animal désirerait. C’est le cas par exemple de l’excès de câlin qui peut causer du stress chez certains.
Ce surplus d’amour peut aussi nous inciter à trop les nourrir (ce qui engendre de l’obésité), ou bien à les surprotéger. Certains peuvent ainsi les empêcher de sortir, par peur qu’il ne leur arrive quelque chose ; or en agissant de cette manière, on risque de provoquer l’ennui ou l’anxiété.
Un anthropomorphisme dangereux
Le fait de traiter les animaux comme s’ils étaient des êtres humains peut aussi conduire à des effets nuisibles sur leur bien-être. Cela peut passer, entre autres, par un excès d’hygiène non…
Auteur: Mr M.

