C’est le sénateur socialiste de Paris, Rémi Féraud, président délégué du groupe de solidarité avec les chrétiens d’Orient, qui a alerté le gouvernement lors des questions d’actualité du Sénat sur la situation « dramatique dans le Nord syrien » ou les minorités sont persécutées », les Druzes, Alaouites, Yézidis, chrétiens, Kurdes par le président syrien Ahmed al-Charaa, ancien milicien islamiste.
Depuis le début de l’année, les affrontements ont repris entre le pouvoir syrien et la minorité kurde, qui avait été le fer de lance de la lutte contre l’Etat Islamique en Syrie. Sous la pression militaire, les forces kurdes se sont retirées mardi d’al-Hol, le plus grand camp de familles de membres du groupe Etat islamique (EI), dans le nord-est de la Syrie. Les forces du pouvoir islamiste y sont entrées le lendemain. Un cessez-le-feu entre les deux parties tient globalement depuis mardi soir.
En 2019, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) avaient appréhendé et incarcéré des milliers de jihadistes dans des prisons du nord du pays. Des prisons abandonnées par les Kurdes dans leur retraite, laissent une soixantaine de prisonniers dans la nature. « Dix ans après les attentats de Paris et de Nice, c’est une menace directe sur notre sécurité », a alerté mercredi le sénateur en pointant la « résurgence de la menace terroriste ».
Alors que le pouvoir islamiste de Damas est déterminé à étendre son contrôle sur…
Auteur: Simon Barbarit

