« Après cinquante ans d’oppression, c’est le début d’une nouvelle ère pour la Syrie », ont proclamé les rebelles syriens après la fuite de Bachar al-Assad vers Moscou, annoncée par les agences de presse russe ce 8 décembre. Une victoire qui met fin à l’offensive éclair menée par le groupe islamiste Hayat Tahir Al-Sham (HTS). Partis le 27 novembre de leur fief d’Idlib, dans le nord-ouest du pays, ils auront mis moins de deux semaines à s’emparer des villes syriennes stratégiques, d’Alep au Nord jusqu’à la capitale Damas.
Avec la fin subite du régime Assad, la Syrie se retrouve fragmentée entre plusieurs forces, aux objectifs parfois divergents et aux soutiens extérieurs distincts. D’un côté, les rebelles syriens, dominés par HTS, contrôlent désormais le centre du pays aux côtés d’autres groupes comme l’Armée nationale syrienne, soutenue par la Turquie. D’un autre côté, au nord Est de la Syrie, les forces kurdes administrent un territoire et continuent de bénéficier du soutien occidental dans leur lutte contre l’Etat islamique. Enfin, les factions pro-Assad se concentrent à l’ouest du pays, dans les régions côtières de la Syrie, avec le soutien historique de l’Iran et de la Russie.
Autant de forces en présence qui devront s’accorder pour préparer l’après Assad. « Pour le moment, même si c’est encore très tôt, HTS mène les discussions assez intelligemment, en essayant d’échanger avec tout le…
Auteur: Rose Amélie Becel

