L’épidémie de choléra a été détectée dans le camp début octobre et confirmée par des tests en laboratoire. Comme Al Hol ne dispose pas d’un centre de traitement spécialisé pour la diarrhée aqueuse aiguë, il est crucial que le plus grand nombre de personnes possible soient vaccinées le plus rapidement possible, insiste le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).
« Pour la première fois, nous avons reçu le vaccin contre le choléra du nord-ouest de la Syrie vers le nord-est pour vacciner les gens du camp d’Al Hol, malgré l’escalade et la situation sécuritaire dans le pays, mais nous avons réussi à accéder aux gens et à les faire vacciner », a déclaré à ONU Info Khourchid Hasan, responsable de la santé et de la nutrition de l’UNICEF.
M. Hasan a remercié l’autorité intérimaire de Damas d’avoir rendu possible l’envoi, ainsi que les autorités locales du nord-est de la Syrie, qui ont facilité la livraison des vaccins aux portes d’Al Hol, qui est contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS) soutenues par les Kurdes.
Retour « à la normale »
Malgré les menaces publiées sur les réseaux sociaux en décembre dernier « selon lesquelles il y aura une attaque contre ce camp et [que Daech prévoyait de] libérer leurs familles », M. Hasan a insisté sur le fait que le déploiement du vaccin ne s’arrêtera pas.
« Tout est revenu à la normale », a-t-il déclaré, ajoutant qu’au moins 14.000 personnes ont reçu une vaccination contre le choléra jusqu’à présent : « La campagne se poursuit même pendant les vacances de la saison et les équipes de vaccination font un excellent travail là-bas pour donner ce traitement salvateur aux enfants et à leurs soignants ».
Les équipes de vaccinateurs travaillent en se déplaçant à pied dans les abris de tentes du camp avec un mégaphone exhortant les familles à venir elles-mêmes et leurs enfants pour recevoir leur dose. Une fois administré, le…
Auteur: Nations Unies FR

