Les autorités syriennes ont annoncé lundi la fin de l’opération militaire contre les fidèles de Bachar al-Assad dans l’ouest du pays, marquée par les pires violences depuis la chute de l’ex-président en décembre, avec plus d’un millier de morts parmi les civils.
La quasi-totalité des 1.068 civils tués, majoritairement issus de la minorité alaouite, ont été victimes d’exécutions sommaires menées par les forces de sécurité ou des groupes alliés, selon un bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
Les violences ont été déclenchées le 6 mars par une attaque sanglante de partisans du régime déchu contre les forces de sécurité dans la région côtière de Lattaquié, où se concentre la communauté musulmane alaouite dont est issu le clan Assad.
L’OSDH a fait état de 231 morts dans les rangs des forces gouvernementales et 250 du côté des insurgés.
Ces violences, les pires depuis l’arrivée au pouvoir le 8 décembre d’une coalition menée par des islamistes, menacent la stabilité du pays, engagé dans une transition déjà fragile alors que le président par intérim, Ahmad al-Chareh, cherche à asseoir son autorité sur l’ensemble du territoire, après 13 ans de guerre civile.
Lundi, la présidence syrienne a annoncé un accord avec les Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, pour « intégrer » toutes les institutions civiles et militaires relevant de l’administration autonome kurde dans le cadre de l’Etat syrien.
L’accord affirme que l’importante minorité kurde « est une composante essentielle de l’Etat syrien ».
Commission d’enquête
Le porte-parole du ministère de la Défense, Hassan Abdel Ghani, avait auparavant annoncé « la fin de l’opération militaire » dans l’ouest de la Syrie et affirmé que les forces de sécurité avaient « atteint tous les objectifs fixés ».
Il a assuré que les forces de sécurité avaient pu « contenir…
Auteur: AFP

