Il s’agit de sa première visite, « une première historique » en Syrie car « jamais auparavant un Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme ne s’était rendu dans ce pays.
« La justice transitionnelle est cruciale à mesure que la Syrie avance » après la chute de Bachar al-Assad, a affirmé Volker Türk, au cours d’une conférence de presse dans la capitale syrienne à l’issue de sa visite de deux jours.
« La justice transitionnelle vise à reconnaître les victimes, à renforcer la confiance des individus dans les institutions de l’État, à consolider le respect des droits de l’homme et à promouvoir l’État de droit », a précisé le Haut commissaire.
Un processus de guérison sans vengeance
M. Türk a préconisé la mise en place « d’un processus de guérison, d’établissement de la vérité et de réconciliation qui soit entièrement pris en charge par les autorités nationales ».
« La vengeance et le règlement de comptes ne sont jamais la solution », a affirmé le chef des droits de l’homme à l’ONU.
Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) s’est dit prêt à soutenir les initiatives de justice transitionnelle et toutes les autres réformes de l’État de droit qui vont de l’avant.
« Nous savons que ces processus ont démontré à maintes reprises qu’ils pouvaient contribuer à répondre aux griefs et aux divisions en mettant fortement l’accent sur le sort des victimes », a souligné le défenseur des droits humains.
Dans ces « moments décisifs » pour la Syrie après des décennies de répression, le vœu le plus cher du Haut-commissaire est que tous les Syriens puissent s’épanouir ensemble, indépendamment de leur sexe, de leur religion ou de leur appartenance ethnique, et construire un avenir commun.
S’attaquer aux fautes commises au cours des cinq dernières décennies
Au cours des 14 dernières années, le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies a travaillé…
Auteur: Nations Unies FR

