Renversé par les offensives de l’opposition menée par l’organisation Hayat Tarhrir al-Cham en décembre 2024, le régime de Bachar al-Assad a cédé sa place à un gouvernement de transition, chargé de reconstruire la Syrie après 54 ans de dictature et 14 années de guerre civile. Un défi de taille dans un État à présent dirigé par une coalition de rebelles, dont la capacité à assurer l’ordre et la sécurité suscite de nombreux doutes dans la communauté internationale.
Avec une grande partie des infrastructures détruites, une économie exsangue, des violences interconfessionnelles et des millions de déplacés, l’avenir syrien s’annonce tout du moins incertain, et pour l’heure, « on en reste aux promesses », déclare la sénatrice LR Catherine Dumas, en préambule de la commission des Affaires Étrangères du Sénat de ce 1er octobre. D’autant plus alors que « tout tient » à un seul homme, Ahmed al-Charaa, dans une région « où tout est très volatil », avance Wassim Nasr, journaliste et spécialiste des mouvements djihadistes au Moyen-Orient, auditionné par la commission.
Un ancien djihadiste à la tête du gouvernement syrien
Son passé d’ancien djihadiste interroge, ce que ne manque pas de rappeler le sénateur centriste François Bonneau. Ahmed al-Charaa est le président de la République arabe syrienne depuis le 29 janvier 2025. Après avoir rallié Al-Qaïda au commencement de la guerre d’Irak en 2003, puis l’État islamique…
Auteur: Aglaée Marchand

