Les forces britanniques et françaises ont frappé un site soupçonné d’appartenir au groupe État islamique, samedi en Syrie. Cette attaque a eu lieu dans les montagnes au nord de l’ancienne cité de Palmyre, dans le centre du pays, contre une installation occupée par Daesh « très probablement pour stocker des armes et des explosifs », a indiqué le ministère dans un communiqué.
Les avions britanniques « ont utilisé des bombes guidées Paveway IV pour cibler plusieurs tunnels d’accès menant à l’installation. Une évaluation détaillée est en cours, mais les premières indications montrent que la cible a été touchée avec succès », a-t-il ajouté, sans précision sur le rôle des appareils français. « Rien n’indique que cette frappe ait présenté un risque pour les civils, et tous nos avions sont rentrés sains et saufs », a indiqué le ministère.
« Éradiquer toute résurgence de Daesh »
« Cette action témoigne du leadership du Royaume-Uni et de sa détermination à se tenir aux côtés de ses alliés pour éradiquer toute résurgence de Daesh et de ses idéologies dangereuses et violentes au Moyen-Orient », s’est félicité dans le même communiqué le ministre britannique de la défense, John Healey.
Pendant la guerre en Syrie, déclenchée en 2011 par des manifestations prodémocratie, Daesh avait contrôlé de vastes territoires, dont la région de Palmyre, avant d’être défait par la coalition internationale en 2019. Ses combattants repliés dans le vaste désert syrien continuent toutefois épisodiquement de mener des attaques.
Fin décembre, les États-Unis avaient annoncé avoir frappé des « bastions » de Daesh en Syrie, tuant au moins cinq djihadistes selon une ONG, une semaine après une attaque qui avait coûté la vie à trois Américains dans le pays.
Auteur: La Croix (avec AFP)

