Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), toutes les personnes jugées responsables de violations doivent rendre des comptes, quelle que soit leur affiliation.
L’ONU a également appelé à faire cesser « les souffrances » des populations dans l’ouest de la Syrie. « Les habitants des zones côtières de la Syrie continuent de souffrir et cela doit cesser », a réclamé Thameen Al-Kheetan, porte-parole du HCDH lors d’un point de presse de l’ONU à Genève.
Les violences ont éclaté après plusieurs jours de tensions dans la région de Lattaquié, un bastion de la minorité alaouite, dont est issu le clan du Président déchu Bachar Al-Assad.
Des exécutions perpétrées sur une base sectaire
Les services du Haut-Commissaire Volker Türk indiquent avoir jusqu’à présent documenté l’assassinat de 111 civils, « mais le processus de vérification est en cours, et le nombre réel de personnes tuées est supposé être beaucoup plus élevé ».
« Dans un certain nombre de cas extrêmement troublants, des familles entières – y compris des femmes, des enfants et des personnes hors de combat – ont été tuées, avec des villes et villages majoritairement alaouites ciblés en particulier », a encore détaillé le porte-parole.
« Selon de nombreux témoignages recueillis par notre Bureau, les auteurs ont fait des descentes dans les maisons, demandant aux résidents s’ils étaient alaouites ou sunnites avant de les tuer ou de les épargner en fonction de leur réponse ».
Dans de nombreux cas, il s’agit d’exécutions sommaires. Elles semblent avoir été perpétrées « sur une base sectaire, dans les gouvernorats de Tartous, Lattaquié et Hama, par des individus armés non identifiés, des membres de groupes armés qui soutiendraient les forces de sécurité des autorités intérimaires, et par des éléments associés à l’ancien gouvernement ».
L’urgence du processus de justice transitionnelle et de réconciliation
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Auteur: Nations Unies FR

