Si la détermination des Syriens à reconstruire leur pays après la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024 a été largement saluée, des experts avertissent qu’un engagement international soutenu est indispensable pour maintenir la transition sur la bonne voie, dans un contexte de défis humanitaires persistants.
Une équipe d’experts des Nations Unies sur l’État de droit et les violences sexuelles liées aux conflits œuvre en Syrie afin d’aider les institutions nationales à enquêter sur les violences sexuelles liées au conflit et à en poursuivre les auteurs, tout en renforçant plus largement les systèmes relevant de l’État de droit.
S’exprimant la semaine dernière dans les studios d’ONU Info, Sofia Candeias, l’administratrice chargée des affaires judiciaires au sein de cette équipe, souligne à la fois les avancées réalisées et les défis considérables qui subsistent, en particulier pour répondre aux violences sexuelles en temps de guerre, répandues et systématiquement utilisées pendant le brutal conflit civil syrien.
« Il est remarquable qu’en un an, les Syriens aient pu mettre tout cela en place », déclare-t-elle.
Toutefois sous ces progrès se cache une réalité bien plus fragile, marquée par des institutions affaiblies, des traumatismes généralisés et une course contre la montre pour traduire les engagements en véritable redevabilité.
L’ONU continue de soutenir un processus politique dirigé et pris en main par les Syriens, conformément aux résolutions 2254 et 2799 du Conseil de sécurité.
Aider les institutions nationales
L’équipe d’experts, créée par la résolution 1888 du Conseil de sécurité en 2009, travaille en Syrie depuis la chute du régime de Bachar al-Assad. Elle est codirigée par le Département des opérations de paix (DPO), le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH), le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et le Bureau de la…
Auteur: Nations Unies FR

