Des affrontements meurtriers entre forces kurdes et gouvernementales syriennes ont éclaté lundi 22 décembre à Alep, dans le nord de la Syrie, au moment où les deux parties sont censées mettre en œuvre un accord sur l’intégration des institutions de cette importante minorité au sein du pouvoir central.
Selon l’agence officielle Sana, « deux civils ont été tués et huit autres blessés dans des tirs de mortiers et de roquettes » des Forces démocratiques syriennes (FDS), à majorité kurde, sur la deuxième ville syrienne, déjà théâtre de violences en octobre.
De leur côté, les puissantes FDS, bras armé de l’administration kurde autonome dans la région, ont affirmé qu’une femme avait été tuée et six civils blessés dans une attaque menée par « des combattants de factions gouvernementales » au moyen d’armes lourdes.
Les affrontements se sont déroulés dans les quartiers d’Alep de Cheikh Maqsoud et Achrafieh, tenus par des unités kurdes locales, où deux civils avaient déjà été tués en octobre dans des combats entre les deux forces belligérantes, avant un cessez-le-feu.
Depuis la chute en décembre 2024 de l’ex-président Bachar al-Assad, renversé par l’ancien djihadiste Ahmed al-Chareh, devenu chef de l’État intérimaire, Alep est passé sous le contrôle des nouvelles autorités syriennes.
Mais les quartiers de Cheikh Maqsoud et Achrafieh sont restés sous le contrôle d’unité kurdes liées aux FDS et à leurs forces de sécurité, les Assayich, malgré un accord de retrait conclu en avril. Ce regain de tension survient alors que les négociations patinent pour appliquer d’ici au 31 décembre un accord d’intégration des forces kurdes civiles et militaires dans les institutions nationales.
« Stabilité »
Ces affrontements ont éclaté le jour de la visite en Syrie du chef de la diplomatie turc Hakan Fidan, proche des nouvelles autorités syriennes, au cours de…
Auteur: La Croix (avec AFP)

