Ces violences ont éclaté sur la côte syrienne, où les forces de sécurité du nouveau pouvoir et leurs alliés ont été accusés d’avoir procédé à des exécutions sommaires.
Selon la Commission d’enquête de l’ONU sur la Syrie, ces violences ont « culminé en massacres début mars » et ont visé « principalement les communautés alaouites ».
Traduire les responsables en justice
« L’ampleur et la brutalité des violences décrites dans notre rapport sont profondément préoccupantes », a déclaré dans un communiqué, Paulo Sergio Pinheiro, le président de cette commission d’enquête, appelant « les autorités intérimaires à poursuivre leurs efforts pour traduire tous les responsables en justice, quelle que soit leur affiliation ou leur grade ».
Cette commission, créée en août 2011 par le Conseil des droits de l’homme, affirme avoir documenté des cas de « meurtres, de torture et de traitements inhumains infligés aux morts, ainsi que des pillages à grande échelle et des incendies d’habitations, qui ont entraîné le déplacement de dizaines de milliers de civils ». Ces exactions « comprennent des actes pouvant constituer des crimes de guerre ».
Le rapport précise que « les exactions recensées comprennent des actes pouvant constituer des crimes de guerre », et que, dans plusieurs localités, des hommes identifiés comme alaouites étaient séparés des femmes et des enfants avant d’être exécutés.
Actes de torture
« Certains de ces actes atroces ont été filmés et diffusés sur les réseaux sociaux, accompagnés d’images montrant des civils maltraités et humiliés », a ajouté la commission, qui met en cause « des membres des forces du gouvernement intérimaire, des civils agissant à leurs côtés ou à proximité et des combattants fidèles à l’ancien gouvernement ».
Les enquêteurs de l’ONU notent que certaines unités du gouvernement ont tenté de protéger des civils, mais que d’autres factions ont commis…
Auteur: Nations Unies FR

