Cette province du sud de la Syrie avait été le théâtre d’affrontements meurtriers en juillet 2025 entre combattants druzes et bédouins sunnites, qui s’étaient étendus avec l’intervention des forces gouvernementales et de tribus venues d’autres régions.
Selon la Commission d’enquête internationale indépendante sur la Syrie, « les graves violations commises par les forces gouvernementales et les groupes armés druzes pourraient constituer des crimes de guerre ».
Les graves violations commises par les forces gouvernementales et les groupes armés druzes pourraient constituer des crimes de guerre
« L’ampleur et la brutalité des violences et des violations documentées à Souweïda sont profondément bouleversantes », a déclaré Paulo Sérgio Pinheiro, président de la Commission. « Il est urgent de redoubler d’efforts pour traduire en justice tous les auteurs de ces crimes ».
Trois vagues de violence simultanées
Dans son dernier rapport, la Commission affirme avoir documenté des « exécutions massives, des actes de torture, des violences sexistes et des incendies de maisons à grande échelle », lors des violences qui ont secoué le cœur de ce territoire contrôlé par les Druzes.
Les enquêteurs ont ainsi détaillé « trois vagues de violence simultanées » entre le 14 et le 19 juillet de l’année dernière, faisant près de 200.000 déplacés.
Le rapport, s’appuyant sur 409 témoignages de survivants et de témoins, ainsi que sur des visites de terrain, indique que la première vague de violence, du 14 au 16 juillet, avait été la plus meurtrière.
Les forces gouvernementales, accompagnées de combattants tribaux, ont commis des « violations généralisées du droit international humanitaire et des droits de l’homme à l’encontre des civils druzes », avec notamment des « meurtres, tortures, détentions arbitraires et pillages », selon la Commission.
Des frappes israéliennes
Lors d’une seconde vague, qui a débuté le…
Auteur: Nations Unies FR

