La tendance générale à l’accalmie des dernières semaines a toutefois permis à l’ONU de relancer ses opérations humanitaires sur le terrain pour subvenir aux besoins grandissants de la population syrienne.
Une transition incertaine
« La voie à suivre en matière de transition politique n’est pas claire », a indiqué mercredi l’Envoyé spécial des Nations Unies pour la Syrie, Geir Pedersen, lors d’une réunion du Conseil de sécurité sur la situation dans le pays.
Après des décennies de règne sanglant, le régime du Président Assad s’est effondré dans la nuit du samedi 7 au dimanche 8 décembre 2024, point d’orgue d’une guerre civile sans fin qui ravage le pays depuis 2011. Les autorités ayant pris le relais à Damas sont en grande partie constituées de membres de l’ancien gouvernement d’Idleb, une région du nord-ouest du pays.
Selon M. Pedersen, les dirigeants actuels ont initialement prévu de se maintenir au pouvoir pendant une période de trois mois, « afin d’éviter l’effondrement de l’État ». Après cette période initiale, des arrangements devraient être pris pour mettre le pays sur la voie d’une transition politique.
Ahmed Al-Charaa, le nouveau dirigeant syrien de facto, a ainsi déclaré dans une interview sa volonté de mettre en place un processus de dialogue national inclusif, censé se solder par un vote sur les grandes orientations du pays. À cette occasion, il s’est prononcé pour la rédaction d’une Constitution par des experts d’ici deux à trois ans, ainsi que l’organisation d’élections dans les quatres prochaines années.
Or, l’Envoyé spécial constate que de nombreuses décisions relevant selon lui de la future phase de transition, concernant notamment la nature de l’État syrien, l’éducation nationale et le secteur sécuritaire, sont en train d’être prises de manière prématurée.
« On nous a fait part d’inquiétudes concernant le manque de transparence sur le calendrier, le…
Auteur: Nations Unies FR

