Les chancelleries étrangères, au départ prudentes, multiplient les démarches pour établir un contact avec le nouveau pouvoir islamiste en Syrie, une semaine après la chute de Bachar al-Assad.
En visite en Syrie, l’envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Geir Pedersen, a rencontré Abou Mouhammad al-Jolani, chef du groupe radical islamiste Hayat Tahrir al-Sham (HTS), à la tête de la coalition de groupes rebelles qui a chassé M. Assad du pouvoir, a annoncé la coalition sur sa chaîne Telegram.
Ils ont discuté des « changements survenus sur la scène politique, qui rendent nécessaire une mise à jour » de la résolution 2254 du Conseil de sécurité de l’ONU, selon la même source. Cette résolution adoptée en 2015 établit une feuille de route pour un règlement politique en Syrie.
« Nous devons veiller à ce que la Syrie reçoive une aide humanitaire immédiate accrue pour la population et pour tous les réfugiés qui souhaitent rentrer », a déclaré plus tôt dans la journée M. Pedersen, dont la visite est la première d’un haut responsable de l’ONU depuis la fuite de M. Assad en Russie.
Le 8 décembre, la coalition rebelle est entrée à Damas et annoncé le renversement du pouvoir, après une offensive fulgurante qui lui a permis de s’emparer d’une grande partie du pays en 11 jours. Lâché par ses alliés iranien et russe, M. Assad a fui à Moscou.
HTS, ex-branche syrienne d’Al-Qaïda, affirme avoir rompu avec le jihadisme mais reste classé « terroriste » par plusieurs capitales occidentales, dont Washington.
Plusieurs pays et organisations avaient salué la chute d’Assad, disant cependant attendre de voir comment les nouvelles autorités, musulmanes sunnites, vont traiter les minorités du pays multiethnique et…
Auteur: AFP

