L’enquête, réalisée entre le 26 janvier et le 23 février, a montré que plus de la moitié des ménages ont l’intention de retourner dans leur région d’origine. Plus de 90 % d’entre eux prévoient de rentrer chez eux dans un délai de trois à douze mois.
Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR) et ses partenaires ont enquêté auprès de 4.800 ménages – plus de 29.000 personnes – dans plus de 500 sites de déplacés internes à travers le nord-ouest de la Syrie.
En janvier, plus de 3,4 millions de personnes déplacées se trouvaient dans le nord-ouest de la Syrie, dont 1,95 million dans 1.500 camps et autres sites de déplacement dans les gouvernorats d’Idleb et d’Alep.
Le personnel du HCR soutient les réfugiés de retour et les personnes déplacées à l’intérieur du pays dans la zone rurale d’Alep, en Syrie.
23 districts pourraient voir leur population au moins doubler
Les intentions de retour sont particulièrement fortes parmi les personnes déplacées à Idleb, où deux ménages sur trois ont exprimé le désir de rentrer chez eux.
« Les anciennes zones de la ligne de front dans les gouvernorats d’Idleb et d’Alep sont les principales destinations prévues pour le retour, en particulier les districts d’Al Ma’ra et de Jebel Samaan », a déclaré de Damas, Céline Schmitt, porte-parole du HCR en Syrie, lors d’un point de presse régulier de l’ONU à Genève.
Avec ces retours, la population des régions de Ma’arat An Nu’man et de Kafr Nobol (Idleb) pourrait passer de 3.000 à 130.000 personnes. Au total, 23 districts pourraient voir leur population au moins doubler, ce qui mettrait à rude épreuve les services et les infrastructures déjà surchargés.
L’accès au logement est l’un des besoins les plus importants.
L’enquête – menée par le HCR, une initiative humanitaire REACH et d’autres partenaires de la gestion des camps – révèle que…
Auteur: Nations Unies FR

