Il y a tout juste un mois, Bachar al-Assad était renversé par les rebelles islamistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTC), ce qui donnait lieu à des scènes de liesse dans tout le pays. Depuis, les nouveaux maitres de Damas peinent à convaincre l’ensemble des habitants. Certains pointent des premiers signaux, comme la place des femmes ou la réécriture des manuels scolaires.
Les pays occidentaux sont également attentifs à ce qu’il se passe. Ce mercredi 8 janvier, le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a fait savoir que certaines sanctions contre la Syrie imposées par l’Union européenne « pourraient être levées rapidement ». Mais « nous ne faisons pas de chèque en blanc au nouveau régime », a insisté le chef de la diplomatie.
Pour Gilles Kepel, politologue et spécialiste du monde arabe, l’un des défis du nouveau gouvernement sera de « réintégrer la Syrie dans l’ordre international au moment où il y a un certain nombre d’inquiétudes ». Dans le pays, « une conférence de réconciliation doit se tenir dans quelques jours », indique l’auteur de « Le Bouleversement du Monde », pour qui « ça sera un test très important des intentions du régime par-delà les bonnes paroles ».
Un mois après la chute de Bachar al-Assad, ce qu’il se passe en Syrie est-il une bonne nouvelle pour la population locale ?
Tout d’abord, les Syriens sont soulagés que Bachar al-Assad soit tombé. Depuis 50 ans,…
Auteur: Quentin Gérard

