L’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump est source d’inquiétude pour Taïwan. Le président des États-Unis semble nettement moins préoccupé que ses prédécesseurs par le sort de l’île, ce dont a bien conscience la République populaire de Chine, qui multiplie les opérations d’intimidation et les rappels de sa détermination à reprendre le contrôle de ce territoire.
À l’initiative de Pékin, les incidents se multiplient entre les deux rives du détroit de Taïwan. Les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, semblent se détourner de Taipei, après plusieurs décennies de ferme soutien.
La posture actuelle de Washington semble s’inscrire dans le désengagement global engagé par l’administration républicaine, ce dont témoigne la récente promulgation (temporairement suspendue depuis) de droits de douane prohibitifs à l’encontre non seulement de leurs adversaires traditionnels mais aussi, voire surtout, de leurs partenaires et alliés, aussi bien sur le continent américain qu’en Europe et en Asie.
Dans ce contexte, Pékin multiplie les infractions à la ligne médiane dans le détroit et à la zone d’identification aérienne de Taïwan, à travers l’envoi de ballons et d’aéronefs de l’armée de l’air chinoise. On observe également des infractions sur le pourtour des îles taïwanaises de Kinmen, située au large de la ville chinoise de Xiamen, et le sabotage de câbles sous-marins entre la pointe nord de l’île principale et l’archipel des îles Matsu.
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Les intentions des autorités chinoises sont claires : il s’agit de passer à la phase concrète du « réglement du problème taïwanais ». En témoignent les photos et…
Auteur: Benjamin Blandin, Doctorant en relations internationales, Institut catholique de Paris (ICP)

