Une hirondelle ne fait pas le printemps. La bonne nouvelle venue de l’Insee ce 27 mars, d’un déficit qui s’est amélioré avec davantage de vigueur que prévu (5,1 % du PIB au lieu de 5,4 %), redonnera un peu de baume au cœur au gouvernement comme aux parlementaires. Mais les conséquences de la guerre au Moyen-Orient, si elle devait se prolonger, menace de porter un coup d’arrêt à cette éclaircie budgétaire.
« C’est un résultat, dans l’intérêt supérieur du pays, favorable. Factuellement, c’est un bon résultat en termes de finances publiques », reconnaît sans détour le rapporteur général de la commission des finances Jean-François Husson (LR). Le sénateur de Meurthe-et-Moselle tempère toutefois l’effet de surprise de la publication, puisque les bonnes remontées fiscales cet hiver laissaient présager un déficit moins à la peine que prévu en bout de course. « Je tablais plutôt sur 5,2 % », mentionne-t-il.
« Cela reste un déficit démentiel »
Salué chez les sénateurs de droite et du centre, le résultat du jour les invite aussi à la prudence. « Tant mieux, mais ça ne change pas tellement la situation des finances publiques. Cela reste un déficit démentiel, on est dans les derniers de la zone euro. Ce n’est pas à la hauteur de ce qu’il faut pour redresser nos comptes, on va emprunter sur les marchés plus de 300 milliards d’euros cette année », affirme le centriste Vincent Delahaye. Le sénateur de…
Auteur: Guillaume Jacquot

