Au début de l’été, nous avons pris le temps de flâner dans les allées d’une convention de tatouage dans la banlieue de Nancy. Nous sommes évidemment rentré.es franchement à gauche, nous aurions pu en ressortir tatoué.es franchement à droite : croix celtiques, white power, croix gammées, etc. Ambiance, ambiance…
Les camarades antifas de La Horde en parlent depuis au moins deux ans : certains fascistes « tentent de s’immiscer dans le milieu du tatouage, (…) une bonne couverture pour être dans ce milieu. » [1]. En suivant les aventures du naziskin Serge Ayoub, La Horde a montré la porosité existant parfois entre certain.es dans ce milieu du tatouage et les militant.es d’extrême droite, très friand.es de tattoos aux références mythologiques, mais surtout hitlériennes ou mussoliniennes.
Mais ce n’est pas une grande surprise pour les militant.es antifas de Nancy qui surveillaient, comme le lait sur le feu, la vie du « Sanctus tattoo », salon de tatouage au centre de la ville, géré d’avril 2016 à octobre 2022 par deux naziskins notoires : le nancéien Jérémy Felt et le multi-condamné « marseillais » Jérémy Recagno. Un article bien détaillé, photos et infos, raconte la vie et les fréquentations de ces deux néonazis : « Blood and Honour », violences, incarcérations, armes, etc. [2]. Une mobilisation pour la fermeture de ce salon avait débuté dès l’ouverture, avec la signature d’une pétition en ligne [3]. Depuis maintenant quatre mois, le néonazi Jérémy Felt a ouvert un nouveau salon de tatouage dans le centre-ville de Toul (à 25 km de Nancy) : « Kingdom tattoo ». Et un tatoueur plus ordinaire semble maintenant aux commandes du nouveau « Sanctus tattoo ».
Par ailleurs, à la mi-juin, une nouvelle édition du « Day of glory », une soirée néonazie et MMA, a rassemblé environ 300 personnes à « La Taverne de Thor » à Combres-sous-les-Côtes, dans la Meuse (55). Jérémy Flament, un autre Jérémy donc, est le…
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