Le débat sur les « superprofits » fait son retour depuis quelques semaines avec l’envolée des cours du pétrole. Producteurs, raffineurs et distributeurs de brut – les trois fonctions sont souvent assurées par les mêmes entreprises – sont accusés de profiter des tensions d’approvisionnement au Moyen-Orient pour faire grimper excessivement leurs prix et donc leurs marges.
« Dans ce genre de crise, il y a des profiteurs, dénonce le président de la commission des finances de l’Assemblée Éric Coquerel (LFI) sur le plateau de Public Sénat vendredi 10 avril. Et les entreprises dans le monde qui profitent de cette crise, ce sont les entreprises pétrolières. » Compte tenu du coût de la crise pour les finances publiques, impossible à anticiper dans le budget 2026, une loi de finances rectificative est inévitable, estime l’insoumis. L’occasion d’ « aller chercher des recettes, notamment sur la taxation des superprofits », insiste Éric Coquerel.
Le gouvernement prudent
Une solution esquissée par cinq pays européens : Espagne, Allemagne, Italie, Portugal et Autriche ont réclamé une telle taxe sur les activités pétrolières dans une lettre envoyée lundi à la Commission européenne. Ils se fondent notamment sur une étude de Greenpeace estimant à 2,9 milliards d’euros le montant des « surprofits » réalisés par les pétroliers depuis le début du conflit au Moyen-Orient. La France ne s’est pas jointe à l’appel. « Il…
Auteur: Christian Mouly

