La mesure qui fait parler, c’est cette taxe « pied-à-terre ». Depuis avril, les propriétaires de résidences secondaires de luxe des biens non-résidents au-dessus de 5 millions de dollars s’acquittent d’une nouvelle taxe de 0,5% à 4%. Objectif : 500 millions de dollars par an.
De quoi financer la garde d’enfants, la propreté des quartiers, un peu de sécurité. Un geste politique symboliquement fort. Pour autant, cette taxe n’a pas tout résolu à elle seule. Elle couvre à peine 5 % du déficit initial.
Un budget sauvé par l’État de New York
Alors, d’où sortent les autres milliards ? Principalement d’Albany. Kathy Hochul, la gouverneure de l’État de New York, a accepté de débloquer 4 milliards de dollars supplémentaires, en plus d’un engagement antérieur de 8 milliards. Sans ce soutien, l’équilibre aurait été impossible. La prochaine réélection de Kathy Hochul en novembre, dont le poste dépend du soutien de l’électorat de Mamdani, a grandement favorisé ce soutien indispensable.
Zohran Mamdani a considéré un temps augmenter la taxe foncière, mais cela aurait touché « les New-Yorkais de la classe ouvrière et de la classe moyenne ». Environ 30 % des habitants sont propriétaires dans l’une des villes les plus chères du monde. Il a donc écarté cette mesure.
« Nous ne l’avons pas fait sur le dos des gens qui travaillent », a précisé l’édile. « Nous l’avons fait tout en finançant les parcs, les bibliothèques, des rues plus sûres et des investissements historiques dans le logement social. »
Restait l’option des économies. Son équipe a traqué les dépenses superflues pour une meilleure efficacité de l’administration municipale : réduction des heures supplémentaires inutiles des fonctionnaires municipaux, arrêt des contrats avec les sous-traitants onéreux, regroupements de bureaux et de locaux… Résultat : 1,77 milliard d’économies.
Le maire a également choisi de…
Auteur: La Relève et La Peste

