Taxe sur les superprofits, pérennisation de l’impôt sur les hauts revenus, hausse de la flat tax… Toutes ces mesures introduites par amendement dans le projet de loi de finances 2025 n’ont pas seulement été défendues par la gauche, mais aussi par les députés du MoDem, le parti fondé par François Bayrou, nommé Premier ministre ce vendredi 13 décembre.
Ce n’est pas la première fois que le groupe défend des mesures fiscales, allant plus loin que le socle commun sur lequel Michel Barnier se reposait pour gouverner, et se positionnant même à contre-courant du parti présidentiel. « C’est un peu dans l’ADN du parti », explique le journaliste Alexandre Vatimbella, fondateur du Centre d’étude et de recherche sur le centrisme (CREC), « le MoDem est issu de la tradition démocrate chrétienne, il prône donc la justice sociale et, par extension, la justice fiscale. »
« La justice est un élément essentiel de l’acceptation de l’impôt par les citoyens »
Concrètement, avant que les discussions budgétaires au Parlement ne soient interrompues par la censure du gouvernement Barnier, les députés MoDem avaient défendu plusieurs modifications du projet de loi de finances 2025. En commission des finances, ils avaient par exemple soutenu – avec leurs collègues du Nouveau Front populaire et contre les députés LR et macronistes – la pérennisation de la contribution différentielle sur les hauts revenus. La disposition, inscrivant…
Auteur: Rose Amélie Becel

