Instant de vérité. En plein milieu des négociations et des débats budgétaires, une députée socialiste confesse : « C’est un pari technique et politique très risqué. » En acceptant le débat parlementaire suite au renoncement de Sébastien Lecornu sur le 49.3, les socialistes rêvent. Ils rêvent de tordre le bras du gouvernement en obtenant la suspension de la réforme des retraites. Ils rêvent de faire voter une mesure forte pour plus de justice fiscale. Ils rêvent de s’installer durablement au centre du débat.
Ils rêvent mais les doutes refont parfois surface. Car négocier avec un gouvernement est une mission périlleuse. Peut-être impossible. Critiqué par le reste de la gauche, ciblé par l’extrême droite, le Parti socialiste (PS) est sur une ligne très difficile à tenir. Pour les roses, la demande est claire : le gouvernement doit trouver 15 milliards d’euros de nouvelles recettes sur les ultra-riches. La simple suspension de la réforme des retraites ne suffira pas. Si Sébastien Lecornu ne plie pas encore, ce sera la censure. Depuis des jours, les chefs à plume socialistes répètent à l’envi cette menace.
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Dans Le Parisien le 23 octobre, le patron des députés Boris Vallaud alerte le premier ministre : « S’il n’est pas capable de justice fiscale, je ne suis pas sûr qu’il sera possible de discuter de la suite. » Le lendemain sur BFMTV, le chef du PS, Olivier Faure, martèle l’avertissement : « Si nous ne sommes pas entendus, l’histoire s’arrête. » Le 16 octobre sur LCI, il recommence : « À la fin de cette semaine, nous saurons si nous allons à la dissolution ou pas. » À les écouter, les socialistes pourraient déposer une…
Auteur: Lucas Sarafian

