La proposition est clivante au sein du monde politique. Tandis que la crise politique s’installe en France, la gauche – en particulier le Parti socialiste – met sur la table l’idée d’un nouveau prélèvement obligatoire pour les plus fortunés. Cette « taxe Zucman », du nom de l’économiste qui l’a imaginée, viserait à imposer à hauteur de 2% l’ensemble des patrimoines de plus de 100 millions d’euros de patrimoine. Cette taxe additionnelle concernerait au total 1800 foyers en France. La mesure a déjà fait l’objet d’un débat parlementaire il y a quelques mois dans le cadre d’une proposition de loi du groupe écologiste au Palais-Bourbon : adoptée à l’Assemblée nationale en février, elle avait ensuite été rejetée par le Sénat avant l’été.
Aujourd’hui, à la faveur de l’instabilité gouvernementale, l’idée revient dans le débat public. Le Parti socialiste a notamment intégré ce principe au sein de son contre-budget présenté pour l’année à venir. Balayée d’un revers de main par François Bayrou lorsqu’il était à Matignon, la « taxe Zucman » pourrait-elle être envisagée par le nouveau Premier ministre Sébastien Lecornu comme un gage de non-censure accordé à une partie de la gauche ? Le monde de l’entreprise le craint. Le président du Medef, Patrick Martin, a ainsi fustigé samedi 13 septembre dans Le Parisien cet hypothétique impôt, qui « intègre l’outil de travail dans le calcul du…
Auteur: Théodore Azouze

