Une taxe devenue symbole d’un bras de fer budgétaire. Avant même son examen, la taxe Zucman enflamme déjà les débats. Allégée par le Parti socialiste, rejetée par la droite et le Rassemblement national, elle cristallise les fractures politiques sur le budget. Le gouvernement a confirmé mardi son opposition à cette taxe sur les très hauts patrimoines, y voyant une menace pour l’investissement et l’emploi. Pour les socialistes, au contraire, la mesure incarne une exigence d’équité. « Nous voulons que les efforts soient justement répartis. Les plus fortunés de nos concitoyens ont beaucoup bénéficié des largesses fiscales depuis huit ans sous Monsieur Macron », déclare Patrick Kanner, président des socialistes au Sénat à la sortie de la réunion du groupe. De leur côté, le Premier ministre Sébastien Lecornu et la porte-parole du gouvernement, Maud Brégeon, ont fermé la porte à toute concession : « Pour rien au monde nous ne toucherons au patrimoine professionnel », a insisté le chef du gouvernement. « Aucune mesure ne doit pénaliser l’appareil productif, les usines ou les start-up innovantes », a ajouté Brégeon.
Face à cette inflexibilité, les socialistes maintiennent la pression. « Personne n’est en position de lancer des ultimatums », a pourtant prévenu Maud Brégeon. Malgré ces mises en garde, les socialistes refusent de céder. Convaincus que le moment est propice pour rouvrir le débat sur la justice…
Auteur: Emma Bador-Fritche

