De retour d’une mission d’une semaine dans l’est du pays, le Directeur exécutif adjoint de l’agence des Nations Unies chargée de la santé sexuelle et reproductive (UNFPA) en charge de la gestion, Andrew Saberton, a décrit une situation « à la fois encourageante et profondément alarmante ».
Le conflit au Soudan voisin
Au cours de son déplacement à Abéché, Adré, dans la province d’Ouaddaï, et dans le camp de réfugiés d’Iridimi, à plus de 1.000 kilomètres de la capitale N’Djamena, il a constaté les conséquences directes du conflit au Soudan voisin sur les femmes et les filles réfugiées.
À Adré, près de la frontière soudanaise, il a visité un centre soutenu par l’UNFPA où des femmes réfugiées racontent les violences auxquelles elles sont exposées lorsqu’elles quittent les camps pour chercher du bois de chauffage.
Face aux risques de harcèlement, d’agressions et de violences sexuelles, « la collecte de bois devient un moment de peur », a-t-il résumé lors d’une conférence de presse à New York, en citant le témoignage de femmes dans un autre camp.
Malgré ces dangers, il a également salué la résilience des femmes accompagnées dans ces centres grâce à un soutien psychosocial, des formations professionnelles et des activités génératrices de revenus.
À Abéché, Andrew Saberton a rencontré une jeune survivante de fistule obstétricale, mariée à 15 ans. Après trois jours de travail sans assistance médicale lors de sa première grossesse, son bébé est mort et son mari l’a abandonnée. Elle a vécu avec cette grave complication pendant près de dix ans avant d’être soignée récemment.
« Aujourd’hui encore, elle subit des pressions pour se remarier », a-t-il déploré.
Andrew Saberton, Directeur exécutif adjoint de l’UNFPA chargé de la gestion, est témoin de la manière dont les équipes médicales sauvent des…
Auteur: Nations Unies FR

